Une Marche des fiertés 2016 sous le signe de la solidarité avec les victimes de l’homophobie

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La marche partira de Louvre Rivoli vers 14h30 pour atteindre la place de la Bastille – où un concert est prévu – aux alentours de 17h.

L’itinéraire est le suivant : Louvre Rivoli – Quai de Gesvres – Quai de l’Hôtel de Ville – Quai des Célestins – Boulevard Henri IV – Bastille.
Le char de la CFDT (n°67) sera positionné  dans la zone de préparation côté Seine, sur le quai François Mitterrand, face au musée du Louvre.

Il accompagnera les militants tout au long du trajet.

►   Rendez-vous CFDT, 14H, quai François Mitterrand (métro le plus proche : Palais Royal, Musée du Louvre).

Venez nombreux pour tracter et faire connaître aux participants l’engagement de la CFDT sur la lutte contre l’homophobie et la défenses des droits des travailleurs LGBT.

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Le 2 juillet à Paris, l’Union régionale et la Confédération défileront autour d’un char coloré et animé pour la Marche des fiertés 2016. Une façon de rappeler notre engagement de longue date à lutter contre les discriminations envers les travailleurs lesbiennes, gaies, bi et transexuels (LGBT) mais aussi d’affirmer notre solidarité avec les victimes de l’attentat homophobe ignoble perpétré à Orlando. Soyons nombreux !

La Marche partira de Montparnasse à 14h pour atteindre la place de la Bastille – où un concert est prévu – aux alentours de 17h. L’itinéraire fixé reliera le Boulevard Saint-Michel, le Boulevard Saint-Germain, le Pont de Sully et le Boulevard Henri IV.

Le char, dont l’emplacement sera précisé ultérieurement, acompagnera les militants tout au long du trajet. Venez nombreux pour tracter et faire connaître aux participants l’engagement de la CFDT sur la lutte contre l’homophobie et la défenses des droits des travailleurs LGBT.

 

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À l’occasion des marches des fiertés 2016, la CFDT lance une nouvelle campagne : « Au travail affichons les couleurs ».

Sont disponibles en téléchargement :

3 affiches au format A3 et un flyer A5 (recto verso), en basse et haute définitions ainsi qu’un autocollant.

Au travail, la discrimination liée à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre se manifeste de nombreuses façons et près d’une victime sur deux ne bénéficie d’aucun soutien (rapport 2015 de SOS Homophobie). Cette situation est inacceptable, c’est pourquoi la CFDT agit pour l’égalité des droits de tous, dans les entreprises et dans la fonction publique :

– dialogue avec les salariés et revendications auprès des directions pour prévenir les discriminations sous toutes leurs formes ;

– défense et accompagnement des victimes

– sensibilisation des militants : la CFDT publiera, notamment, à la rentrée 2016, un guide pratique pour agir sur les discriminations LGBT au travail.

Plus d’infos : contact@iledefrance.cfdt.fr

NOIR C’EST NOIR ?

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Edito par Yves Montalescot, Secrétaire Général du l’UD 92 CFDT

(Magazine Contact 92 – oct, nov, déc 2015)Contact decembre 2015 p1

Noir comme le drapeau noir de DAECH qui étend son ombre glacée sur nos boulevards en y semant la mort, ronge nos libertés, nous apporte la peur et le doute. Noir comme la vague noire du Front National qui monte irrésistiblement, un peu plus à chaque marée électorale et obscurcit la pensée d’une foule désorientée. Noir comme l’encre noire des chiffres du chômage qui croissent et se multiplient malgré tous les plans, tournants, changements de caps tentés par les dirigeants au pouvoir. Noir, comme les terres noires arctiques qui perdent leur manteau blanc sous les effets redoublés du réchauffement climatique. Noir comme les profondeurs noires de la mer méditerranée où s’enfoncent les corps des migrants qui ne viendront jamais nous envahir. Noir comme les cœurs noirs de tous ceux qui n’aspirent plus qu’au sang et aux larmes. Noir comme les uniformes noirs des forces de l’ordre qui stoppent les réfugiés dans leur progression vers une terre promise idéalisée. Noir comme le gouffre noir qui nous entraine malgré nous vers un avenir illisible. Noir, c’est un qualificatif qui sied bien à cette année 2015 qui vient de s’achever.

Sauf un miracle, 2016 ne s’annonce pas sous de meilleurs auspices. Pourtant, devant cet amoncellement de tragédies dont beaucoup nous dépassent, nous faut-il renoncer à agir?

Certes, modestes syndicalistes que nous sommes, nous jouons le rôle d’un simple rouage dans la mécanique complexe de la société civile qui participe à la vie sociale et politique de notre pays. A l’image des autres corps constitués ou des citoyens, seuls, nous ne pouvons pas grand-chose. Pourtant l’accumulation de nos volontés peut influer sur les évènements. Cette mise en commun de nos actions est déjà l’objectif premier de notre engagement syndical : se grouper pour se faire entendre.

En qualité de citoyen et de syndicaliste, il nous appartient aussi de défendre les principes démocratiques qui tendent à établir une communauté pacifique et harmonieuse.

Forts de ces deux engagements, il nous appartient de tenir notre place dans le combat que livrent tous ceux qui croient encore que la démocratie, avec toutes ses faiblesses et ses imperfections demeure le meilleur moyen de vivre ensemble.

Or, les temps difficiles que nous traversons font que ceux qui doutent de l’efficacité de ce système sont de plus en plus nombreux. Nos ennemis le savent et par leur violence nous poussent dans les bras d’extrémistes qui leur ressemblent car souvent les frères ennemis s’assemblent dans un objectif commun : la guerre.

Un passé récent de prospérité et de paix nous a éloigné des conflits et des troubles sanglants et dévastateurs qui jalonnent notre histoire. De ces périodes noires, nous sommes sortis quand un nombre suffisant de nos concitoyens ont retrouvé goût à la vie.

Le mieux est néanmoins d’éviter ces épreuves porteuses de régression et de malheur. Tous les moyens, n’en déplaisent aux déçus de la République, ne peuvent être essayés pour combattre nos maux. Se taper sur le crâne avec un marteau pour supprimer sa migraine n’est pas une solution.

Alors, pour faire reculer cette brume noire qui s’infiltre dans nos villes et nos cerveaux, il nous faut rallumer l’esprit des Lumières et les pensées de tous leurs successeurs qui s’emploient à chasser les passions tristes. Comme syndicaliste, nous avons toute notre place dans ce combat, clair comme nos idées claires au service d’un avenir meilleur.

 

T’es cop ou pas cap ?

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Edito par Yves Montalescot, Secrétaire Général du l’UD 92 CFDT

«T’es cap ou pas ?». C’est la manière dont les enfants se lancent des défis dans la cour de récréation. Devant l’obstacle, il faut bien pousser le candidat, encore hésitant à se décider. Alors, ses petits camarades l’encouragent. Son prestige est en jeu. S’il renonce, son aura auprès des autres s’affaiblira. Il aura moins confiance en lui. Mais s’il y va, il aura un peu grandi. Devenus adultes, nous sourions à l’évocation de ces mises à l’épreuve, de leur aspect dérisoire, et puéril. Maintenant que nous sommes grands, nous pensons que nos décisions sont mûrement réfléchies, qu’elles ont un caractère raisonnable et qu’on n’a plus à démontrer à ses amis ou à ses collègues qu’on est cap. Pourtant, nos parcours de vie, individuels ou collectifs ne sont pas sans surprise. Aujourd’hui, beaucoup de certitudes sur notre sécurité économique et sociale vacillent. Alors des obstacles imprévus barrent notre chemin et il nous faut les franchir en sautant dans l’inconnu. Face à un monde qui semble avoir résolument changé, sans possibilité de retour à son fonctionnement antérieur, il nous faut faire des choix. Changer ses projets, ses espoirs. Être cap ou pas cap ?

Ces choix sont à la fois individuels et collectifs. Ils sont indémaillables les uns des autres et leurs réussites sont liées. Les sujets sont aujourd’hui de plus en plus nombreux et impliquent des changements de comportement. Emploi, protection sociale, développement économique, accueil des migrants, changement climatique… Sur ce dernier point, un rendez-vous important aura lieu à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015 sous le vocable de COP 21. Il s’agit plus exactement de la 21e conférence des 196 membres signataires de la convention cadre des Nations Unies, sur le changement climatique, adoptée 2 ans après le sommet de la terre réuni en 1992 à Rio de Janeiro. Cette conférence devrait aboutir à un nouvel accord international sur le climat. Tous les pays signataires doivent s’engager à maintenir le réchauffement climatique en deçà de deux degrés. Afin d’atteindre cet objectif, il s’agit d’impulser ou d’accélérer, selon les cas une transition vers des économies résilientes et sobres en carbone.

Il faut bien avouer que les résultats obtenus lors des 20 précédentes conférences n’ont pas suffi jusqu’à présent à freiner de façon significative le processus du réchauffement climatique de notre planète.

On ne passe pas sans difficultés d’une économie productiviste, facteur de croissance mais aussi de déséquilibres, à un système plus respectueux pour notre planète. Si, dans le meilleur des cas, la conférence de Paris augmentera le niveau d’efficacité des mesures adoptées, cet épisode ne sera certainement pas le dernier de ce long, douloureux, (n’en déplaise à Ségolène ROYAL), mais incontournable processus de changement global de notre modèle de développement. Cet objectif n’est pas extérieur à notre problématique syndicale. Les mesures prises afin de limiter les effets d’un réchauffement climatique auront en effet des répercussions sur la sphère sociale et économique, notamment en termes d’évolution des emplois. Il relève donc de notre responsabilité d’accompagner les salariés directement concernés par le processus de transition énergétique. Plus largement, en qualité d’acteur de la société civile, il est de notre responsabilité de participer à l’effort collectif engagé afin d’aboutir à un équilibre mondial moins destructeur pour la terre et plus égalitaire pour l’ensemble de sa population. Pour l’atteindre, nous devrons faire quelques sacrifices, changer certaines de nos habitudes de consommation. Alors, cap ou pas cap ? Participons à ce défi collectif en attaquant dès à présent l’obstacle !

Réponses à la carte, le nouveau service pour les adhérents de la CFDT

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Depuis le 4  novembre, tous les adhérents de la CFDT peuvent accéder au nouveau service d’information et de conseil par téléphone « Réponses à la carte », ouvert six jours sur sept. Un vrai plus, notamment pour les personnes les plus isolées.

Adhérents CFDT, pour appeler Réponses à la carte, munissez-vous de votre carte d’adhérent ! Votre numéro personnalisé d’adhérent (NPA) vous sera demandé. Appel non surtaxé.

Avec « Réponses à la carte », le nouveau service d’accueil téléphonique réservé à ses adhérents, accessible six jours sur sept, la CFDT se dote d’un outil unique dans le paysage syndical français. « L’ambition était d’offrir à tous nos adhérents la possibilité d’avoir en permanence un contact, une aide. Notamment pour les salariés ou agents isolés, ou ceux qui sont éloignés d’une structure syndicale, explique Isabelle Perrin, responsable du projet à la Confédération. Et ils sont nombreux à ne pas avoir accès facilement à un délégué syndical : dans les secteurs des services à la personne, du gardiennage, du nettoyage, dans le bâtiment, lorsqu’ils sont disséminés sur les chantiers, dans les petites collectivités territoriales rurales… Je pense également à tous les adhérents qui travaillent de nuit mais aussi aux demandeurs d’emploi, dont le lien avec le monde du travail peut rapidement se distendre. »

Désormais, du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures et le samedi de 9 heures à 13 heures, un conseiller vous répond. Qu’il s’agisse d’une problématique purement professionnelle – question relative au contrat de travail, aux congés, à la rémunération, aux droits à la formation professionnelle, préparation et départ à la retraite, à la protection sociale, aux indemnités chômage, etc. – ou d’une question relevant davantage de la vie privée : un problème lié au logement, au surendettement, à une mutation professionnelle et à son impact sur la vie de famille, en termes de suivi du conjoint… Réponses à la carte n’a pas en revanche vocation à être une « super-permanence juridique ». Ni, en aucun cas, à se substituer au rôle des syndicats ou à celui des responsables syndicaux. Réponses à la carte s’inscrit bien dans un registre complémentaire au travail des militants sur le terrain.

 Une réponse personnalisée

Né d’une décision du congrès de Tours, en 2010, ce concept d’accueil téléphonique est désormais bien rôdé. Son architecture, depuis l’expérimentation de 2012 avec trois régions pilotes (Auvergne, Nord-Pas-de-Calais et Rhône-Alpes), jusqu’à sa généralisation en novembre 2015, s’est progressivement élargie et consolidée. L’intégration, pas à pas, de plusieurs fédérations professionnelles et d’unions régionales a permis d’en ajuster le fonctionnement. Cette architecture est fondée sur deux niveaux de réponse : les questions les plus simples sont directement traitées au téléphone par les conseillers de Réponses à la carte, salariés du prestataire Domplus. Si les questions sont plus complexes et qu’elles nécessitent une expertise particulière, elles sont alors réorientées vers la structure CFDT dont dépend l’adhérent. Charge à elle de trouver le bon interlocuteur dans son réseau. Pour trouver la réponse appropriée. Voire proposer un entretien personnalisé. « C’est l’originalité de ce service : un premier accueil est effectué par des professionnels de l’écoute et de l’accompagnement des personnes. Mais, ensuite, le service est rendu par la CFDT, par ses militants spécialisés », souligne Hervé Garnier, le secrétaire national chargé du projet, et qui voit désormais l’aboutissement de ce gigantesque chantier.

L’identification des personnes-ressources en fonction des thématiques – emploi, protection sociale, logement, santé au travail, handicap, etc. – et la bonne structuration du réseau ont constitué un préalable indispensable à l’installation du service. « Il n’a jamais été question d’externaliser ou de sous-traiter ce service. C’est bien grâce à la force du réseau CFDT et à sa compétence collective que nous pouvons le faire fonctionner », rappelle Hervé Garnier. Et comme toutes les réponses apportées individuellement viennent enrichir la base de données commune, on voit bien comment l’organisation s’enrichit par la même occasion », ajoute-t-il.

Prendre le temps d’écouter les salariés

Le temps de l’expérimentation a permis aux conseillers de Réponses à la carte de se familiariser avec le jargon syndical et de s’aguerrir aux problématiques – souvent pointues – liées aux différents champs professionnels, émanant des adhérents. Le rôle des conseillers est essentiel. Ils doivent diagnostiquer, dénouer les fils de situations parfois délicates ou confuses exposées par les salariés et agents qui les appellent. Les conseillers prennent le temps d’écouter, de reformuler puis de proposer. L’écoute est toujours chaleureuse et bienveillante. Ces conseillers ne sont ni soumis à des scripts ni à des durées d’appel limitées pour traiter les demandes – comme cela se pratique dans les call centers des services clients classiques. Ici, les conseillers passent dix, vingt minutes par appel s’il le faut. Et la qualité des entretiens s’en ressent. « Certains adhérents nous appellent parfois dans un moment de panique », note un conseiller. D’autres appellent en urgence, parce qu’ils viennent de recevoir leur lettre de licenciement. Les conseillers peuvent alors les orienter vers un conseiller du salarié, qui pourra les assister lors de l’entretien préalable. Les questions relevant de la préparation à la retraite sont également nombreuses : vérifier que l’on peut partir et liquider ses droits, construire un dossier de liquidation des droits, possibilité de cumuler emploi et retraite, questions relatives aux polypensionnés, etc. En tout état de cause, la satisfaction de ceux qui ont eu recours à « Réponses à la carte », dans le cadre de l’expérimentation, est indéniable. Tout est prêt pour la généralisation. « Allô, Réponses à la carte, j’écoute… »

 epirat@cfdt.fr

Retraites complémentaires : le contre-projet CFDT pour la reprise des négociations

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Alors que la négociation sur les retraites complémentaires des salariés du privé (Arrco et Agirc) reprend le 16 octobre, la CFDT a rendu public, fin septembre, un contre-projet d’accord pour sortir par le haut d’une négociation dans l’impasse, car la dureté du texte patronal ne permettait pas de faire avancer les discussions.

« Il n’est pas question d’accepter des mesures qui conduisent à un report de l’âge de départ à la retraite », a prévenu Laurent Berger face aux pressions du patronat.

Face à cette situation de blocage, la CFDT a décidé de travailler pendant l’été à un nouveau projet de texte qui permette de relancer les discussions. « Il était impossible de laisser pourrir la situation puisqu’un accord est plus que jamais nécessaire pour éviter que les régimes se retrouvent à court terme dans une impasse financière », résume Jean-Louis Malys, secrétaire national chargé de la négociation.

Cette nouvelle proposition devrait permettre de réels échanges lors de la sixième séance de négociation, programmée le 16 octobre. D’ici là, des rencontres bilatérales auront eu lieu entre le patronat et toutes les organisations syndicales concernées afin que chacun puisse se positionner par rapport à ce nouveau texte. Encore très hypothétique il y a quelques mois, la possibilité de trouver un accord avant la fin de l’année redevient aujourd’hui une option. La balle est dans le camp du patronat.

jcitron@cfdt.fr


Une audacieuse contre-proposition

La réforme proposée par la CFDT s’articule en trois temps. Jusqu’au 1er janvier 2019, poursuite des efforts actuels et mutualisation des ressources des deux régimes. À partir du 1er janvier 2019, création du nouveau régime unifié avec une légère hausse des cotisations patronales et la mise en place d’une contribution de solidarité intergénérationnelle pour les retraités, de 4 %, d’une durée moyenne de deux ans. Les retraités les plus modestes et les salariés ayant cotisé plus que la durée légale en seraient exonérés. Enfin, à partir de 2024, mise en place de mesures de pilotage à long terme incluant les évolutions de l’espérance de vie afin de garantir la pérennité du régime et d’éviter les situations de blocage que nous connaissons actuellement.

Ce qui vous attend pour la rentrée sociale

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Finie la trêve estivale ! De très nombreux dossiers vont rythmer une rentrée sociale qui a démarré sur les chapeaux de roue. Tour d’horizon non exhaustif des sujets qui vont faire l’actualité de cet automne.

Négociations tendues sur les retraites complémentaires

« Un désaccord de fond » : c’est ainsi que Jean-Louis Malys, le négociateur de la CFDT, avait qualifié la dernière séance de négociation, à la fin juin, sur les retraites complémentaires. Pour la CFDT, les propositions patronales d’abattements (30 % à 62 ans, 20 % à 63 ans et 10 % à 64 ans) remettent en cause le droit à la retraite à 62 ans. Elle se dit prête à faire des efforts mais ils doivent rester « raisonnables » et partagés pour sauver les régimes Arrco et Agirc, dont les réserves financières seront épuisées respectivement en 2027 et 2018. Par ailleurs, la CFDT insiste sur la nécessité d’avancer sur la création d’un régime unique fusionnant Arrco et Agirc. Les négociations reprendront en octobre, et la CFDT y participera avec de nouvelles propositions afin de permettre un accord d’ici à la fin de l’année.

Une conférence sociale encore floue

Les contours de la conférence sociale annoncée les 19 et 20 octobre restent flous, que ce soit en termes de format ou de contenu. Le compte social personnel d’activité (lire SH no 3511, p. 1 & 2) devrait cependant être à l’ordre du jour, les partenaires sociaux devant décider d’ouvrir ou non une négociation sur le sujet. La Cop 21 sera également au programme, notamment sur son volet social, ardemment défendu par la CFDT, qui insiste sur la nécessité d’anticiper les transitions professionnelles liées à la transition écologique. Les suites à donner à la mission Combrexelle devraient également être débattues à cette occasion. Jugeant que ce type de « moment de travail » est « une bonne méthode », Laurent Berger souhaite en outre que soient abordées « la question du numérique et les nouvelles formes d’emploi ».

Représentativité patronale : suite et… fin ?

Le sujet peut paraître technique. Il n’en pèse pas moins fortement sur le climat de cette rentrée sociale. Le gouvernement a laissé jusqu’au 15 novembre aux organisations patronales pour poser ensemble la dernière pierre à l’édifice de la représentativité patronale : la répartition entre elles des financements. Le sujet avait ravivé la guerre entre organisations lorsqu’un amendement gouvernemental à la loi sur le dialogue social a voulu lier le financement non plus aux adhésions mais aux effectifs des entreprises adhérentes. Faute de position de compromis à l’issue de la concertation, le gouvernement sera habilité à prendre une ordonnance pour réformer les règles de répartition des crédits et de gouvernance du fonds paritaire.

Une loi vieillissement consensuelle

Douze ans après la canicule de 2003 à l’origine de la loi d’adaptation de la société au vieillissement, l’Assemblée nationale entame sa deuxième lecture le 15 septembre pour une adoption définitive à la fin 2015. Les principales avancées de cette loi visant à l’autonomie des personnes âgées résident dans une revalorisation de l’Apa, la création d’un Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge ainsi que d’une conférence des financeurs afin de mettre en cohérence les politiques de prévention. Dans ces derniers ajustements, la loi devrait créer un régime unique d’autorisation pour les services d’aide et d’accompagnement à domicile en vue d’harmoniser l’offre entre le secteur associatif et les entreprises privées. La CFDT y est favorable. Cela devrait donner des moyens aux établissements et profiter aux salariés du secteur.

Discussions houleuses sur le projet de loi santé

À partir du 14 septembre, les sénateurs examineront en séance publique le projet de loi Santé. Fin juillet, la commission des Affaires sociales du Sénat avait supprimé deux mesures phares de ce texte porté par la ministre Marisol Touraine : l’introduction du paquet de cigarettes neutre et la généralisation du tiers payant, d’ici à 2017. Cela n’a pas empêché les syndicats de médecins d’appeler à une nouvelle grève reconductible, à compter du 3 octobre. La future loi, qui n’est donc pas au bout de son parcours parlementaire, s’articule autour de trois axes : renforcer la prévention, recentrer le système de santé sur les soins de proximité et créer de nouveaux droits pour les patients.

dblain@cfdt.fr, afarge@cfdt.fr, epirat@cfdt.fr & aseigne@cfdt.fr


Fonction publique : Un agenda social particulièrement bien rempli

Les agents publics ne vont pas manquer d’actualité sociale en ce dernier trimestre 2015. Sur le haut de la pile, l’accord parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR), dont la version finale est soumise à signature d’ici au 30 septembre. La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a prévenu : l’accord sera majoritaire ou ne sera pas. L’application des mesures négociées comme la tenue du rendez-vous salarial promis par le gouvernement au début 2016, qui abordera la question de la revalorisation du point d’indice, sont conditionnées à cet accord majoritaire. L’Union des fédérations de fonctionnaires et assimilés (Uffa) CFDT se prononcera autour du 20 septembre, après consultation des fédérations.

Réorganisations et mobilités

Autre sujet de préoccupation : les réorganisations dans les collectivités territoriales et l’adaptation des services déconcentrés de l’État à la nouvelle carte de treize régions, effective au 1er janvier 2016. « Ce ne sera pas non plus un maelström, tempère Brigitte Jumel, secrétaire générale de l’Uffa. Dans la fonction publique d’État, pour un millier d’agents amenés à se déplacer, 30 000 ne bougeront pas mais connaîtront des aménagements sur leur lieu de travail. »

Les changements liés aux réformes porteront avant tout sur les organisations du travail, sujet de dialogue social local par excellence, dont la CFDT ne manquera pas de se saisir. Dans ce contexte, le projet de décret d’application d’une disposition de la loi Sauvadet de 2012 autorisant le télétravail tombe à pic. « Nous y sommes a priori favorables tant qu’il s’agit d’une demande émanant de l’agent, décrypte Brigitte Jumel. Mais attention au travail à distance imposé et au risque d’isolement des agents. » Quant aux mobilités fonctionnelles, elles nécessiteront de la formation professionnelle. C’est un sujet sur lequel l’Uffa-CFDT compte demander l’ouverture d’une négociation. « Les agents, dont les parcours comportent de plus en plus souvent des périodes en dehors et à l’intérieur de la fonction publique, doivent pouvoir accéder au compte personnel de formation », note Brigitte Jumel. D’autres dossiers tout aussi sensibles seront d’actualité dans les mois qui viennent : la prise en charge de la protection sociale complémentaire par les employeurs publics, la pénibilité dans la fonction publique et le projet de loi sur la déontologie, qui doit être examiné par le Parlement cet automne et contient tout un volet sur les droits des agents investis d’un mandat syndical.

mneltchaninoff@cfdt.fr

[Vidéo] La CFDT marche pour les fiertés

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Ballons, drapeaux arc-en-ciel, costumes extravagants… Ce samedi 27 juin, la Marche des fiertés de Paris s’est élancée du jardin du Luxembourg pour rallier la place de la République. À l’appel de l’inter-LGBT, des dizaines de milliers de manifestants ont défilé dans une ambiance festive. Depuis quinze ans, la CFDT participe à cette marche pour réaffirmer son engagement à lutter contre les inégalités et les discriminations liées à l’orientation sexuelle.

Boulogne-Billancourt : les syndicats veulent garder leur toit

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LE PARISIEN Boulogne-Billancourt, le 30 juin 2015. Une manifestation a réuni une soixantaine de militants FO – CGT et CFDT protestant contre la décision de la mairie qui entend récupérer les locaux occupés par les syndicats au 245 boulevard Jean-Jaurès. (LP/J.B.)

Les manifestants ont apprécié ce mardi l’ombre bienfaisante du balcon de l’hôtel de ville Boulogne-Billancourt. Un abri précaire pour cette soixantaine de militants syndicaux qui s’apprêtent à se retrouver sans toit. «La mairie exige que nous rendions les clés de nos bureaux de la maison communale des syndicats le 31 juillet et ne nous ouvre aucune autre porte !» s’insurge un délégué FO. Trois organisations (FO, CGT, CFDT) se retrouvent sans bureaux au beau milieu de l’été. La conséquence d’une délibération votée le 13 février par le conseil municipal. La mairie a souhaité modifier l’affectation de l’immeuble du boulevard Jean-Jaurès. La municipalité l’avait construit dans les années 1960 pour accueillir les unions locales syndicales. Elle veut que l’immeuble devienne «un lieu d’accueil notamment associatif à l’instar de la maison des associations». En 2009, les occupants historiques ont déjà dû dégager des mètres carrés pour permettre l’ouverture d’un centre des Restos du cœur. «La liberté syndicale n’est bien évidemment pas méconnue pour autant, car les organisations syndicales auront en fonction des disponibilités des lieux, toute leur place dans des locaux municipaux», avait rassuré Gauthier Mougin, le premier adjoint au maire le 13 février. Seulement, à un mois de l’échéance, personne ne voit toujours rien venir chez FO, à la CGT et à la CFDT. «Nous avons demandé qu’on nous mette des salles à disposition, signale Philippe Quintard, de la CGT. Nous n’avons pas obtenu de réponse.» Crise économique, chômage toujours croissant… Les syndicalistes rappellent leur utilité. «Nous ne chômons pas, insiste Denis Renard, le secrétaire général de la CGT92. Nous apportons un soutien juridique aux salariés, leur donnons des renseignements sur le droit du travail.» Denis Renard assimile la décision du conseil municipal à «une atteinte à la liberté syndicale». Chez FO, on annonce vouloir partir au bras de fer. «Nous ne déménagerons pas et ferons établir un constat d’huissier si quelqu’un force nos serrures et retire nos cartons d’archives», prévient un cadre de la centrale.

Marche des Fiertés

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cfdt fiertéMarche des Fiertés Samedi 27 juin 2015 14h00 Luxembourg République L’Union régionale CFDT Ile-de-France marque son combat contre l’homophobie et la transphobie et pour l’égalité en participant avec la Confédération à la Marche des fiertés lesbienne, gaie, bi et trans. Cette année, le mot d’ordre sera : « Multiples et indivisibles ». La Marche partira de Luxembourg à 14h00.

Le parcours Boulevard Saint Michel  Boulevard saint germain  Pont de Sully  Boulevard Henri IV  Place de la Bastille  Boulevard Beaumarchais

Arrivée : Place de la République (à partir de 17h00) Notre char animé de façon festive et ludique, dont l’emplacement sera précisé ultérieurement, accompagnera les manifestants le long du trajet. Nous appelons les militants à venir tracter avec nous le long du parcours et faire connaître aux participants l’engagement de la CFDT sur cette thématique. SOYONS NOMBREUX LE 27 JUIN CONTRE L’HOMOPHOBIE ET LES DISCRIMINATIONS !

Contact Vincent Pigache, Délégué régional vpigache@iledefrance.cfdt.fr / 01 42 03 89 99

[Décryptage] Dialogue social : les députés adoptent un texte étoffé

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Le projet de loi sur le dialogue social et l’emploi s’est plutôt amélioré sur le volet dialogue social, malgré de sérieux manques. Des dispositions sur la pénibilité et la santé au travail ont été intégrées. Le texte va maintenant être examiné au Sénat.

« Une première étape est franchie », a estimé la secrétaire nationale Marylise Léon à l’issue de l’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi sur le dialogue social et l’emploi. Les députés ont adopté de nombreux amendements. Voici ce qu’il faut en retenir, avant son passage au Sénat courant juin.

Feu vert pour les « commissions TPE »


L’analyse de Marylise Léon, secrétaire nationale de la CFDT

La création des commissions paritaires régionales interprofessionnelles (CPRI) constitue une avancée majeure pour les salariés des très petites entreprises (moins de onze salariés), jusque-là privés de représentants du personnel. Mises en place au 1er juillet 2017, les CPRI seront chargées d’informer et de conseiller les salariés des TPE, mais aussi leurs employeurs, sur les questions d’emploi, de formation, de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, de conditions de travail, de santé au travail, d’égalité professionnelle, de mixité des métiers et de travail à temps partiel. Comme le réclamait la CFDT, elles assureront une médiation en cas de conflit. Elles pourront aussi faire des propositions en matière d’activités sociales et culturelles.

Une valorisation des parcours et une mixité étendues

Les entretiens de début et de fin de mandat ainsi que la valorisation des compétences ne seront plus réservés aux élus et délégués syndicaux mais à tous les titulaires d’un mandat syndical.

Le dispositif de garantie d’évolution salariale prévu pour les mandats lourds (plus de 30 % du temps de travail) sera calqué sur celui existant pour le congé maternité. Un accord d’entreprise devra « déterminer les mesures à mettre en œuvre pour concilier vie personnelle, vie professionnelle et fonctions syndicales et électives en veillant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes ».

Sur les listes aux élections professionnelles, la mixité proportionnelle devra permettre d’alterner hommes et femmes, de sorte que celles-ci ne se retrouvent pas systématiquement en position non éligible. Le non-respect de ces prescriptions entraînera l’annulation de l’élection des candidats en surplus ou mal positionnés. Dans la désignation des conseillers prud’hommes aussi, la parité sera de mise.

Des administrateurs salariés dès le seuil de 1 000

Contre l’avis du gouvernement, les députés ont abaissé de 5 000 à 1 000 salariés le seuil qui déclenche l’obligation de présence d’administrateurs salariés au conseil d’administration ou de surveillance des entreprises. C’était une revendication de la CFDT. Selon le ministère du Travail, quelque 400 entreprises seraient ainsi concernées, contre 90 actuellement. Les députés ont également fixé à deux le nombre minimal d’administrateurs salariés, quelle que soit la taille du conseil d’administration ou de surveillance. Enfin, ils ont mis fin aux possibilités de contournement de cette règle lorsque l’entreprise est chapeautée par une holding dépourvue de comité d’entreprise.

Les questions HSCT et les moyens

La question des moyens – que la CFDT souhaite voir inscrits dans la loi – et le maintien des prérogatives du CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) ont été au cœur des débats sur la DUP (délégation unique du personnel) élargie pour les entreprises de 50 à 300. « Nous avons créé un mandat de secrétaire adjoint qui pourra porter plus spécifiquement les questions HSCT, a déclaré le rapporteur Christophe Sirugue, qui juge que traiter dans un même lieu les questions HSCT et les questions économiques, financières et stratégiques est un atout. » La proposition de la CFDT de pouvoir organiser les IRP par accord majoritaire dès 50 salariés n’a pas été retenue. En revanche, sa revendication d’une annualisation et d’une mutualisation possible des heures de délégation – avec un taquet – a été adoptée. Les suppléants siégeront avec voix consultative.

L’information due aux élus et mandatés

Un amendement a été adopté qui rappelle les informations devant obligatoirement apparaître sur le sujet dans la BDU (base de données unique) – celles transmises au CHSCT devront y être intégrées. Concernant les trois temps d’information-consultation – sur les orientations stratégiques de l’entreprise, sur la situation économique et financière de l’entreprise et sur sa politique sociale, les conditions de travail et l’emploi –, les députés ont précisé que la mission de l’expert couvrait bien l’ensemble des trois consultations. Le comité d’entreprise pourra recourir à un expert spécifique pour la négociation sur l’égalité professionnelle, dont les mesures devront être rendues publiques. Seules les entreprises couvertes par un accord ou un plan d’action sur l’égalité professionnelle pourront adapter par accord majoritaire la périodicité des négociations obligatoires.

Concernant la négociation sans délégué syndical, l’Assemblée nationale a réintroduit les commissions paritaires de branche chargées de valider les accords conclus par des salariés mandatés (une possibilité désormais ouverte à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille).

Formation syndicale et subrogation

Les députés n’ont pas satisfait la demande de la CFDT de rétablir la subrogation dans le cadre du congé de formation syndicale. En l’état, le texte prévoit la conclusion d’une convention entre l’employeur et l’organisation syndicale, le coût de la formation pouvant être pris en charge par l’un ou l’autre, ou réparti entre les deux. Pour la CFDT, c’est un point crucial.

aseigne@cfdt.fr


Le compte pénibilité simplifié

Le Parlement a adopté une série de mesures visant à simplifier la mise en œuvre du compte pénibilité, reprenant la plupart des préconisations des missions Sirugue et de Virville, lancées début 2015. Si le compte pénibilité est maintenu, les employeurs ne seront plus tenus d’établir ni de transmettre la fiche individuelle d’exposition à leurs salariés. Seule la déclaration des salariés exposés, sous forme dématérialisée en fin d’année à la caisse de retraite, reste obligatoire. Charge à la Caisse nationale d’assurance-vieillesse (Cnav) d’informer les salariés de leur exposition et des points dont ils bénéficient. Un regret pour la CFDT, pour qui « la fiche devait être, au-delà de la simple attribution des points, un outil pour mesurer l’exposition des salariés aux risques. À trop passer par le collectif, à retirer toute possibilité d’évaluation individuelle des expositions, on tue cette connaissance indispensable à la prévention dans les entreprises ».

Afin d’évaluer l’exposition des salariés aux six critères qui entreront en vigueur en 2016 (bruit, agents chimiques dangereux, vibrations mécaniques, températures extrêmes, postures pénibles, charges lourdes), les entreprises pourront également s’appuyer sur les référentiels de branches professionnelles, homologués par l’État. L’employeur ne pourra être mis en cause pour non-respect de ses obligations en matière de santé et de sécurité au travail du seul fait qu’il ait déclaré l’exposition d’un salarié à un facteur pénible. Enfin, le projet de loi abaisse le délai de prescription de l’action individuelle du salarié de trois à deux ans.

La médecine du travail revisitée

La santé au travail va connaître une petite révolution. À commencer par la fin du contrôle d’aptitude systématique des salariés. Seuls ceux occupant des postes de sécurité ou à risques bénéficieront d’une surveillance médicale spécifique et renforcée, conformément aux conclusions de la mission Issindou sur le suivi de l’état de santé des salariés. Autre nouveauté : l’employeur pourra « rompre le contrat de travail si l’avis du médecin du travail mentionne expressément que tout maintien du salarié dans l’entreprise serait gravement préjudiciable à sa santé ». En cas de risque pour la santé des travailleurs, les préconisations du médecin du travail seront systématiquement transmises aux IRP, tout comme la réponse écrite émise par l’employeur. Enfin, un amendement prévoit la possibilité de reconnaître des « pathologies psychiques liées à l’activité professionnelle » (risques psychosociaux) – même si le burn-out ne devrait pas figurer à proprement dit dans le référentiel des maladies professionnelles.

aballe@cfdt.fr

Dialogue social rompu par la FHP, la CFDT continue pour les salariés

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La branche de l’hospitalisation prévue (CCU et annexe médico-sociale) s’est réunie le 22 avril 2015 pour conclure la négociation sur l’accord formation professionnelle suite à l’ANI du 13 décembre 2013 et la loi du 5 mars 2014.

Dialogue social rompu par la FHP, la CFDT continue pour les salariés

Etaient présents à cette commission mixte la CFDT, la CFTC, la CFE CGC et le SYNERPA (Syndicat National des Etablissements et Résidences Privés pour Personnes Agées).

La FHP (Fédération de l’Hospitalisation Privée) avait fait le choix de boycotter cette négociation en signe de contestation suite aux annonces de la baisse des tarifications pour 2015. Deux organisations syndicales ont suivi ce boycott sans explication très claire à ce jour.

La FHP, par voie de presse a aussi menacé de stopper toutes les négociations en cours et à venir sur la révision des classifications et le Pacte de Responsabilité.

Pour la CFDT santé sociaux, cette attitude ne nous empêchera pas de poursuivre le dialogue social dans cette branche avec les employeurs présents autour de la table.

La négociation de l’accord formation professionnelle est terminée depuis le 22 avril 2015, la CFDT santé sociaux attend sa notification par le SYNERPA, ensuite nous prendrons notre décision quant à la signature du texte.

Pour la CFDT santé sociaux ce n’est pas par la menace et le chantage que les conflits et les litiges trouvent des solutions. Dans ce contexte, nous continuerons à être force de propositions dans cette branche afin que l’ensemble des salariés puissent continuer à évoluer dans leurs parcours professionnels.

Fonction publique hospitalière : la CFDT revendique un dialogue social de qualité

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Fonction publique hospitalière : la CFDT revendique un dialogue social de qualité

Le 5 mai 2015, devait se tenir la première réunion du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Hospitalière, dans sa nouvelle composition issue des résultats des élections professionnelles du 4 décembre 2014. L’ordre du jour comportait en premier lieu l’adoption du règlement intérieur, permettant l’installation effective de cette instance déterminante pour les personnels et le traitement des dossiers en attentes.

Fonction publique hospitalière : la CFDT revendique un dialogue social de qualité

Cette séance a été ajournée faute de quorum, la CFDT étant la seule organisation syndicale présente, les autres syndicats ayant décidé de ne pas participer, pour manifester leur mécontentement.

La CFDT santé-Sociaux critique également  les insuffisances du dialogue social pratiqué par les pouvoirs publics, tout comme les autres organisations syndicales siégeant au Conseil supérieur. Elle partage aussi nombre des revendications qui les ont menées à ne pas siéger à cette 1ère séance. Pour la CFDT,  il était cependant important de  permettre l’installation du Conseil, conditionnant la mise en place des Commissions spécialisées issues du Conseil Supérieur.

Le Conseil supérieur sera reporté à une date ultérieure, qui sera communiquée sous huit jours. Ce report de l’installation effective du Conseil supérieur entraîne un décalage équivalent pour les commissions spécialisées du Conseil, bloquant d’autant l’examen des dossiers.

La CFDT santé-sociaux réitère son mécontentement face à l’immobilisme du gouvernement sur les dossiers concernant la fonction publique hospitalière et à son manque de volonté à faire vivre le dialogue social,  l’absence de réunion du Conseil Supérieur depuis novembre 2014 en est l’illustration.

La CFDT santé sociaux attend donc du ministère des affaires sociales et de  la santé  des signes concrets et un engagement réel, permettant de relancer les négociations  dans le cadre d’un dialogue social de qualité.

 

[WTF] La CFDT réunit 5 000 jeunes le 1er Mai

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Inès Minin, secrétaire nationale et responsable Jeunes à la CFDT, explique les objectifs du Working Time Festival, un grand rassemblement destiné aux moins de 35 ans, qui se tiendra à l’Insep, à Paris, le 1er mai 2015. 

 

Le 1er mai 2015, la CFDT organise son Working Time Festival (WTF), quels sont les objectifs de ce rassemblement pour les jeunes ?

Ines Minin CFDTNous voulons réunir 5 000 jeunes de moins de 35 ans, dont 3 000 qui ne soient pas (encore) adhérents de la CFDT, au cours d’une journée à l’Insep de Paris. Derrière cet objectif chiffré ambitieux, nous souhaitons montrer une autre image du syndicalisme et faire découvrir l’action de la CFDT aux jeunes.

Ce sera l’occasion de mettre en avant nos ambitions et les défis que nous souhaitons relever aujourd’hui, pour préparer la France de demain. Cette journée ne sera pas une grand-messe au cours de laquelle la CFDT se contenterait de porter la bonne parole aux jeunes. Au contraire, nous leur donnerons la parole afin d’écouter ce qu’ils ont à nous dire et surtout nous imaginerons avec eux des projets, des actions, les suites à donner à ce rassemblement. L’aspect festif ne sera pas en reste : outre les rencontres et échanges entre les militants, les adhérents et les jeunes, la journée se terminera par un grand concert.

Pourquoi ne pas organiser un 1er Mai « classique » ?

Cette journée sera une occasion idéale pour redonner du sens à la fête internationale des travailleurs. En effet, cette journée, que nous placerons sous le signe de l’Europe et du travail, doit permettre de transmettre et de faire découvrir les valeurs de la CFDT aux jeunes travailleurs présents le 1er  Mai. Une manière aussi de se démarquer en osant proposer une action innovante pour donner un nouvel élan à notre volonté de proximité avec les jeunes, salariés et/ou en insertion.

Mais cela n’empêchera pas l’organisation par les militants CFDT d’actions et de défilés en province !

Rassembler 5 000 jeunes c’est bien, mais comment convaincre les non-syndiqués d’adhérer à la CFDT ?

Les jeunes salariés n’adhèrent à une organisation syndicale qu’une fois qu’ils sont stabilisés dans l’emploi, c’est-à-dire, selon les statistiques de l’Insee, entre 30 et 32 ans. Il est assez logique qu’ils n’adhèrent pas plus tôt, car avant leur entrée dans la vie active, ils ont rarement, voire pas du tout, l’occasion de rencontrer un syndicat. Et s’ils en ont déjà entendu parler, c’est souvent par le prisme des images de manifestations au journal de 20 heures.

Pour les inciter à nous rejoindre plus rapidement, nous devons certainement faire évoluer nos pratiques syndicales afin d’aller au-devant des jeunes hors de l’entreprise, pendant leurs études et surtout entre la fin de leur scolarité et le temps de leur insertion professionnelle. Si nous sommes capables d’aller à leur rencontre au cours de cette période où ils ont fortement besoin d’être accompagnés, en leur proposant des enquêtes flash, des soirées de découverte ou encore des temps d’accueil conviviaux, les jeunes salariés iront plus naturellement vers la CFDT une fois qu’ils auront un emploi stabilisé.

Mais pour qu’ils se sentent bien à la CFDT, il faut que nous apprenions à travailler sur l’accueil des jeunes dans l’entreprise et à la CFDT : il nous faut leur donner les bonnes clés, les bons repères par rapport au monde du travail. Et surtout nous devons prendre le temps de leur expliquer en quoi ils peuvent s’investir, ce qu’ils peuvent apporter et changer en s’engageant à la CFDT.

nballot@cfdt.fr

Contact – Décembre 2014

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contact dec 2014Edito – Contact Magazine décembre 2014

En ces temps de fêtes du changement d’année, il est de bon ton de formuler des vœux. Fin de la crise économique, inversion de la courbe du chômage, disparition des tensions internationales, lutte réelle contre le réchauffement climatique, baisse de popularité des partis d’extrême droite,…, il n‘y a que l’embarras du choix. Tous sont fort louables même si certains d’entre eux risquent malheureusement de ressembler à des vœux pieux. Plus qu’un vœu, c’est plutôt l’envie d’agir que nous vous proposons de partager car c’est là l’expression la plus forte de notre action militante. Ici encore, les possibilités sont nombreuses. Plutôt que d’en dresser la liste, il a semblé plus judicieux d’en présenter une pour son aspect emblématique et de circonstance : Il s’agit de la question de la régularisation des travailleurs migrants, ceux que l’on désigne le plus souvent par le terme de «sans-papiers». Pourquoi focaliser votre attention sur ce dossier qui n’est pas, avouons-le, celui qui nous accapare le plus en ces temps difficiles et compliqués ? Voici quelques arguments qui pourraient justifier que la CFDT s’occupe aussi de cette question.

Il est certain qu’en période de chômage massif, le travailleur migrant en situation irrégulière apparait comme l’un des maillons les plus faibles dans la chaîne des solidarités sociales et économiques. Cible privilégiée pour les partis populistes de droite et d’extrême-droite, il peut aussi être considéré comme une main d’œuvre docile qui tire vers le bas les rémunérations et les conditions de travail. Le plus souvent, porteur d’une culture différente, on lui reproche aussi de ne pas suffisamment se fondre dans notre société. Pourtant, nombre d’entre eux se font le plus transparent possible afin de ne pas être appréhendés, découverts, expulsés. Pourtant malgré la crise, ils continuent de venir, fuyant la guerre, la dictature, la misère, les dégradations climatiques, toujours plus nombreux à braver les réseaux maffieux, le désert, la mer qui prélèvent chaque jour un contingent de morts et de disparus.

Alors, il en va de notre honneur de leur tendre la main afin de les accueillir dans la communauté des salariés que nous défendons. La CFDT se préoccupe de cette question depuis les années 70 et 80 marquées notamment par la lutte des travailleurs du quartier parisien du «Sentier» et celle moins médiatisée des personnels de maison philippins.

C’est donc fort de cette expérience, que les équipes militantes se sont engagées pour la régularisation par le travail des travailleurs sans papiers et ce, sans les instrumentaliser.

Pour l’honneur, disions-nous. Cet aspect est important car il incarne nos valeurs de tolérance et de solidarité dont nous n’avons pas à rougir et que partagent encore un grand nombre de nos concitoyens.

Mais il s’agit également de l’intérêt de notre organisation et aussi de celui des salariés. La régularisation est en premier lieu un outil de lutte contre le «dumping social». C’est un outil d’intégration et de syndicalisation. C’est un outil d’enrichissement économique et social par les transferts de fonds qui font vivre des familles entières dans leur pays d’origine mais contribuent aussi au financement de nos régimes de protection sociale. Enfin c’est un outil politique qui aide à diffuser les idées démocratiques. Par ailleurs ces salariés sont surtout présents dans les secteurs du bâtiment et des services où la Cfdt ne cesse de se développer. Dans ces conditions cette problématique ne peut pas être évacuée. Il en va de notre honneur et de notre intérêt !

[En direct] Ultime séance de négociation sur le dialogue social

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1ere séance de négociation sur la modernisation du dialogue social

Les partenaires sociaux se retrouvent ce 22 janvier pour tenter de trouver un accord sur le dialogue social. En entame de séance, rien ne paraissait acquis.

« L’ultime ultime » séance de négociation sur la modernisation du dialogue social, selon l’expression du négociateur patronal Alexandre Saubot, a démarré ce jeudi 22 janvier à 10 heures. Le texte transmis la veille par la délégation patronale aux organisations syndicales semblait encore loin de pouvoir constituer un projet d’accord. « Il reste beaucoup de points à revoir, a estimé la secrétaire nationale Marylise Léon, qui conduit la délégation CFDT. Nous sommes loin d’un équilibre qui satisferait nos demandes. »

De (trop) nombreux points durs

Des points durs demeurent, parmi lesquels la suppression de la double consultation (entreprise et établissements). « La perte des moyens des représentants syndicaux est en l’état inacceptable. » De même, la restriction de la définition de l’établissement distinct ne passe pas : « Une telle suppression des délégués du personnel de proximité est totalement contradictoire avec notre volonté d’agir au plus près des salariés. » Quant au CHSCT, certes, « le texte précise que la nouvelle instance reprendrait l’intégralité de ses missions et prérogatives, mais avec quels moyens ? », s’interroge Marylise Léon. La négociatrice de la CFDT a en revanche réfuté l’idée d’une suppression du CHSCT : « Il ne s’agit pas d’une dilution ou suppression. Il s’agirait d’une nouvelle instance reprenant à son compte toutes les prérogatives actuelles du CHSCT. »

CGT et FO ont pointé « une situation de blocage », attendant de « nouvelles propositions ». La négociatrice CFE-CGC a estimé que le texte est « très loin de son mandat de négociation ». La CFTC a jugé qu’« un accord est toujours possible tant qu’on n’a pas arrêté la négociation ». « Tout est toujours possible, a abondé Marylise Léon, en fonction des lignes que le patronat est prêt à faire bouger. »

aseigne@cfdt.fr

 

 

Proximité et nouveaux services pour les jeunes diplômés, stagiaires et apprentis

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syndiqueu-hd La CFDT propose une période de découverte de ses services ouverte pour six mois.

À partir du 15 janvier 2015, à Paris La Défense, la CFDT, avec la CFDT Cadres, le syndicat Chimie-Énergie, le syndicat des banques et assurance, le syndicat Betor-Pub,  l’Union départementale 92 et l’Union régionale d’Ile de France lancent une campagne de proximité en proposant des nouveaux services pour les jeunes diplômés, les stagiaires et les apprentis.

Vous êtes jeune diplômé ?  Stagiaire ? Apprenti ? Alternant ? Ces services sont pour vous : des conseils sur la convention de stage et sur les stages, sur le contrat de travail ou sur le contrat d’apprentissage. Des informations sur la branche professionnelle et sur l’entreprise, sur la durée de travail, les salaires, les congés et votre évolution professionnelle. Une mise en réseaux avec d’autres salariés, un conseil pour préparer votre dossier logement ou formation, etc. Des rendez-vous individuels et collectifs avec les experts CFDT en proximité de votre lieu de travail.

La période de découverte de la CFDT et de ses services est ouverte pour six mois pendant lesquels vous avez accès  à la CFDT gratuitement. Si vous êtes satisfait de ses services, vous pourrez finaliser votre adhésion ! En tant que pré-adhérant, vous participerez à toutes les activités de la CFDT dans votre entreprise, recevoir son magazine, etc. Et vous pourrez participer au grand rassemblement « Working Time Festival » du 1er mai 2015 organisé par la CFDT avec les 5 000 jeunes attendus. Enfin, tous les deux mois, vous pourrez participer à des débats sur des thèmes d’actualité  dans les Afterworks organisés par la CFDT à La Défense.

Pour plus d’information, un numéro est à votre disposition : 06 82 35 19 15

Charlie Hebdo, face à l’horreur, rassemblement et solidarité

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L’ignoble acte terroriste qui s’est produit ce matin au siège du journal Charlie Hebdo inspire l’effarement et l’horreur. Il s’agit d’un acte barbare contre la démocratie et la République.

Face au déchainement de violence, nous nous inclinons devant les victimes et appelons tous les citoyens à refuser les pièges des amalgames et les instrumentalisations d’où qu’ils viennent. Face à la haine, notre message est celui de la paix, de la démocratie, de la liberté de penser et de la liberté d’expression et la lutte contre toutes les formes de totalitarisme.

La CFDT appelle à se joindre aux rassemblements organisés partout en France ce  soir et dans les jours à venir pour marquer notre indignation, notre attachement à la liberté de la presse et notre solidarité avec les victimes et leurs familles.

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Cher public !

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contact sept 2014Edito : par Yves Montalescot, secrétaire général de l’UD CFDT 92

L’automne qui s’installe, les jours qui diminuent, les températures qui chutent,…autant de signes qui nous rappellent la triste évolution des chiffres de nos baromètres économiques et sociaux. Les espoirs de croissances se ramassent à la pelle, la hausse des déficits publics aussi. Et la crise efface les promesses d’un pouvoir de gauche désuni. Il y a longtemps que «le grain à moudre», selon l’expression chère à feu André Bergeron, principal carburant du moteur du syndicalisme réformateur, a disparu. Dans ce paysage dévasté et stérile, les syndicalistes, partisans de la méthode de la réforme, dont nous sommes, peinent à trouver des solutions qui pourraient nous aider à sortir de l’impasse dans laquelle la société française s’est engagée, sans casser le modèle social que nous avons mis des décennies à construire. Cette mission n’a jamais été aussi ardue en raison des contraintes multiples qui restreignent les marges de manoeuvre des décideurs mais aussi à cause d’une poussée continue des solutions radicales ou populistes prônées  par des partis déjà connus pour ce penchant mais aussi des acteurs institutionnels comme le MEDEF.

Dans ce paysage quotidien aux teintes de plus en plus lugubres, nous continuons, néanmoins notre chemin de syndicaliste, jalonné d’échéances petites ou importantes. Ainsi, l’une d’elles, et pas la moindre, qui nous occupe depuis plusieurs semaines, aura lieu au début du mois de décembre. Il s’agit des élections des représentants du personnel dans toutes les fonctions publiques. Sont concernés, sur l’ensemble du territoire français, environ 5 millions d’électeurs de l’éducation nationale, de la fonction publique hospitalière, de toutes les collectivités locales, (mairies, communautés d’agglomérations, conseils généraux,…), sans oublier tous les agents rattachés à un ministère.

Le poids des résultats de ces élections, qui viendra abonder ceux déjà obtenus par les organisations syndicales dans le secteur privé, sera de taille dans le calcul de notre représentativité.

Les gagner représente donc pour la CFDT un enjeu primordial qui aura des conséquences pour plusieurs années et  pour toute l’organisation. Cet effet se trouve encore accru en Île de  France en raison de la concentration du nombre de collectivités publiques importantes et de la présence des ministères sur son territoire.

Mais, au-delà de cet objectif, une présence forte de la CFDT dans la fonction publique s’avère plus que souhaitable si nous voulons continuer de porter un discours sur l’importance de leurs missions, de préserver la qualité des services rendus mais aussi de garantir de bonnes conditions de travail aux agents et enfin d’éviter les dérives corporatistes.

Alors que notre déficit public semble résister à tous les régimes qui lui sont administrés afin de le diminuer, la tentation de procéder à des coupes sombres dans les dépenses est de plus en plus forte. De nombreux représentants de l’opposition à l’actuel gouvernement font de plus en plus de surenchère dans ce domaine. Si ce discours n’était qu’une promesse électorale, il s’inscrirait dans le jeu traditionnel de l’opposition.  Mais il faut aussi craindre que ce projet s’inscrive dans une idéologie néo-libérale qui poursuit le but de réduire au maximum les secteurs non-marchand de notre société afin de créer, de façon illusoire, de nouvelles richesses.

Pour ces raisons, gagner les prochaines élections n’est qu’un épisode du combat dans la défense d’un service public au caractère durable et raisonné.