La CFDT est le premier syndicat de France !

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En confortant sa position dans la fonction publique, la CFDT est devenue la première organisation syndicale de France tous secteurs confondus. Un moment historique. C’est par un Tweet de Laurent Berger envoyé le 11 décembre à 9 h 52 que … Continuer la lecture

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Forum des Droits Sociaux

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Élections fonctions publiques : C’est parti pour le sprint final

La journée orange du 6 novembre marque l’entrée dans la dernière ligne droite de la campagne. À quelques semaines du vote, il s’agit de rencontrer le plus grand nombre d’agents et de les convaincre de voter et faire voter CFDT.

Orange sera la couleur du 6 novembre. Alors que les listes de candidats sont bouclées et validées depuis le 25 octobre, une nouvelle phase de la campagne est lancée. L’organisation, mobilisée à tous les niveaux – sections, fédérations, unions régionales… –, appelle les agents à voter et faire voter CFDT.

Le message auprès des militants est régulièrement passé : une progression de 20 000 voix permettrait à la CFDT de passer première organisation syndicale, privé et public confondus. « Ce qui est en jeu, c’est le type de syndicalisme qui sera majoritaire demain dans la fonction publique, a rappelé Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT-Fonctions publiques, lors du conseil national confédéral d’octobre. Les agents sont en attente d’un syndicalisme exigeant, en prise avec leur quotidien et leur travail, tel qu’il est porté par la CFDT. » Tous les militants qui ont participé à des tournées sur le lieu de travail des agents le confirment : la CFDT est bien accueillie, sa différence est appréciée.

Des listes ont pu être montées dans des établissements faisant figure de forteresses imprenables, à l’image des grands centres hospitaliers de Versailles et d’Argenteuil ou de collectivités territoriales telle la communauté urbaine de Marseille. Aussi faut-il garder le tempo de la campagne, à seulement quelques semaines du vote, le 6 décembre pour ceux qui votent à l’urne, et à partir du 29 novembre pour ceux qui choisissent le vote électronique.

Un second souffle

Le vote fonction publique, mode d’emploi

Le 6 novembre au plus tard, les listes électorales doivent être affichées sur le lieu de travail. Les agents ont jusqu’au 19 novembre pour faire une requête auprès de l’administration en cas d’erreur ou de non-inscription. Les modalités de vote, électronique, à l’urne ou par correspondance, peuvent différer selon les administrations et parfois selon l’instance à élire. La période de vote électronique doit débuter au plus tôt le 29 novembre et s’achever le 6 décembre. Les agents recevront auparavant leurs identifiants et codes d’accès afin de procéder à l’ouverture de leur espace de vote (attention à bien relever le courrier de toutes ses boîtes mail). « Mieux vaut ne pas s’y prendre au dernier moment, conseille Martial Crance, secrétaire national de la CFDT-Fonctions publiques. En cas de code ou d’identifiant égaré, une procédure permet de les récupérer. » Le 6 décembre, il conviendra d’être vigilant sur les heures de fermeture des bureaux de vote, virtuels ou non. Quant aux résultats, si le taux de participation officiel est communiqué dès le 7 décembre, les chiffres de représentativité nationale des organisations syndicales devraient, eux, être annoncés à partir du 10 décembre.

« Faire des listes, c’est difficile, et il faut reconnaître l’effort impressionnant produit par les équipes pour les constituer, lance Jocelyne Cabanal, secrétaire nationale. Soufflons un peu mais, derrière, il faut pouvoir repartir. C’est le signal donné par le 6 novembre. On repart et on y va à fond. L’idée est d’aller au contact, tout simplement, partout où nous le pouvons sur nos territoires, en fonction des besoins exprimés par les fédérations. Nous avons pensé par exemple aux établissements scolaires, aux restaurants administratifs, aux directions départementales interministérielles. » Le contact direct est une méthode imparable, poursuit-elle, évoquant les derniers éléments chiffrés sur le sujet. « Quand vous voulez faire changer les gens d’avis et les décider à voter pour vous, si vous procédez par campagne d’affichage, vous n’y arrivez pas, vous obtenez juste un gain de notoriété ; si vous communiquez par e-mail, vous arrivez à convaincre une personne sur 100 000, pareil si vous laissez des tracts à disposition. En revanche, quand on est capable d’aller serrer la main des gens, de parler avec eux, c’est une personne sur 14 que l’on parvient à convaincre ! »

Mais les militants ne sont pas tous à l’aise avec le contact direct, les uns y excellent quand d’autres redoutent l’exercice. « Cette journée orange a aussi pour vocation d’apprivoiser ce que peut être le contact direct afin de reproduire cette action autant que nécessaire jusqu’au 6 décembre », indique la secrétaire nationale, qui conseille d’élargir le cercle militant, de proposer aux adhérents et sympathisants de participer à ces actions.

À chaque situation ses outils

Pour les y aider, une palette complète d’outils est à leur disposition. Le dernier en date : une carte-pétition qui porte une revendication phare de la CFDT, la participation de l’employeur public à la mutuelle des agents, fonctionnaires ou contractuels. À cela s’ajoutent les « tracts à trous » à compléter avec des revendications locales, le livre L’Autre Trésor public, des mémos pour briefer les équipes qui se lancent dans une tournée des services. Des tracts thématiques permettent de nourrir les échanges avec les agents rencontrés et de répondre à leurs préoccupations : « Sortir les contractuels de l’oubli », « Pour une augmentation du pouvoir d’achat », « Agents publics : soyez acteurs de votre carrière ». Grâce aux coordonnées recueillies pendant les tournées, les militants suivront en temps réel les intentions de vote des agents, par des relances téléphoniques ou des campagnes SMS. « Nulle part il n’y a de génération spontanée de travailleurs qui viennent voter pour la CFDT !, résume Laurent Berger. Mais aucun de nous ne peut s’exonérer de sa responsabilité individuelle dans ces élections, aller voir les équipes, les soutenir, faire le job, y compris passer un certain nombre de coups de fil… Tous, collectivement, nous pouvons faire gagner la CFDT. »

mneltchaninoff@cfdt.fr 

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[Diaporama] Argenteuil, Ville orange

Le 5 octobre, plus de 70 militants ont participé à l’opération « Argenteuil, ville orange ». Avec un  objectif : rendre visible la CFDT, en allant à la rencontre des agents des fonctions publiques et salariés du secteur privé. Retour en images sur cette journée d’action innovante.

 

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Parlons retraites : la solidarité avant tout !

La CFDT a dévoilé les résultats de la grande enquête Parlons retraites le 18 octobre. L’occasion de présenter son manifeste en faveur d’un système porteur de progrès social.

 Les premiers résultats de l’enquête détaillés par Frédéric Sève

Quelque 120 000 participants, 14 millions de réponses cumulées… Les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’enquête Parlons retraites, lancée par la CFDT le 12 juin dernier, est un incroyable succès. « Le résultat va bien au-delà de ce que l’on pouvait espérer », relèvent les secrétaires confédéraux Virginie Aubin et Florian Meyer, maîtres d’œuvre de cette étude XXL. La surprise est d’autant plus grande que l’éventail des profils d’internautes qui se sont connectés afin de répondre aux 153 questions est très large : des salariés du privé (44 %), des agents du public (23 %), des retraités (23 %) mais aussi des apprentis, des intérimaires, des étudiants… Preuve, si besoin était, de l’intérêt que suscite le sujet. « La masse des répondants est énorme, insiste Annie Jolivet, économiste au centre d’études de l’emploi et du travail (CEET). Certes, ils n’ont pas été tirés au sort mais, comparé à d’autres études sur ce même thème, ils sont trente à quarante fois plus nombreux ! »

Certaines idées reçues battues en brèche

Manifeste pour faire de la retraite un droit nouveau

La réforme des retraites est bel et bien lancée. Après une première phase de concertations avec les partenaires sociaux ces six derniers mois, le gouvernement a commencé à préciser ses intentions, le 10 octobre. Le haut-commissaire chargé de cette réforme, Jean-Paul Delevoye, a ainsi pris une série d’engagements devant les représentants des salariés et des chefs d’entreprise. « Ils montrent que la CFDT a été entendue, se réjouit le secrétaire national Frédéric Sève. Comme nous l’avions demandé lors de la concertation, la répartition est confortée. Nous avons également obtenu la garantie des droits acquis, le maintien de l’âge légal à 62 ans et l’abandon de toute discussion sur l’âge pivot. L’engagement pris de faire cette réforme à périmètre constant est également une exigence de la CFDT qui a été satisfaite. » Une nouvelle période de concertation avec les partenaires sociaux s’ouvre pour encore quatre à six mois. De quoi faire entendre les propositions CFDT issues de son manifeste présenté le 18 octobre. Elle souhaite « construire un nouveau système qui soit collectif, juste, équitable et lisible, qui garantisse le droit de bénéficier pleinement de sa retraite et qui apporte des droits nouveaux, moteurs de progrès social ». Ce manifeste repose sur quatre piliers déclinés en autant de revendications clairement affichées et appuyées par les résultats de l’enquête Parlons retraites : « Une solidarité universelle pour une répartition confortée » ; « Des droits personnalisés pour plus de justice sociale » ; « Favoriser l’égalité entre les hommes et les femmes » ; « Construire des droits nouveaux ».

Retrouvez l’intégralité du manifeste CFDT sur www.cfdt.fr et sur www.parlonsretraites.fr

De quoi en tirer quelques enseignements intéressants… et tordre le cou à certaines idées reçues. En matière de retraites, c’est la solidarité qui est plébiscitée. À la proposition « ça devrait être du chacun pour soi », sous-entendu chacun finance sa propre pension de retraite sans se soucier des autres, les répondants disent non très massivement, à plus de 85 %. Et ce, quel que soit leur âge. Ils vont encore plus loin en estimant pour 75 % d’entre eux que le système de retraites doit compenser des périodes de chômage cumulées au cours de la vie active, la perte du conjoint, le temps partiel, les études, les congés parentaux, etc. Idem pour les jeunes qui souhaitent que le système tienne davantage compte du temps d’accès au premier emploi. « Les choix s’expriment entre autres en fonction des intérêts des uns et des autres. Le sexe, l’âge et la situation d’emploi jouent sur la priorité de compensation retenue, tout comme la durée des études des cadres et des agents de catégorie A de la fonction publique, confirme l’économiste. Mais une partie des répondants exprime également clairement une vision de la société. »

Le dispositif carrière longue plébiscité

Une vision illustrée par le système de retraite idéal selon une grande majorité des répondants : il serait, selon leurs réponses (58 %), bâti autour d’un socle de règles communes complété par des spécificités par métiers. « Ce qui est frappant, c’est la façon dont les choses se combinent autour des parcours professionnels, de la qualité de vie au travail, des ressources et de la santé, souligne Annie Jolivet. Toutes ces dimensions sous-jacentes prennent corps au moment de la retraite. » Un exemple ? Selon l’enquête, la retraite fait d’autant plus peur que les salariés « ont du mal à mettre leurs idées en pratique dans le cadre de leur travail » ou qu’ils déclarent qu’au travail, « on ne rigole jamais ». Mais elle est également plus angoissante pour ceux qui subissent des conditions d’emploi dégradées – les chômeurs, les intérimaires, les salariés en contrat à durée déterminée. « Ces marqueurs se retrouvent dans toutes les catégories socioprofessionnelles », insiste la chercheuse. Cette peur s’exprime tout d’abord par la crainte d’un manque d’argent une fois la carrière professionnelle achevée : environ 80 % des futurs retraités à plus ou moins longue échéance pensent que leur niveau de vie va baisser ! Deuxième inquiétude, la santé : 67 % craignent de ne pas pouvoir faire face à ce type de dépenses une fois à la retraite. Beaucoup souhaitent d’ailleurs qu’en ce domaine des dispositions soient prises en amont. Huit personnes sur dix ayant répondu à l’enquête estiment que la pénibilité est insuffisamment prise en compte dans le système actuel. Ils sont 94 % à trouver normal que ceux qui ont commencé à travailler tôt puissent prendre leur retraite plus tôt. Une revendication portée et obtenue par la CFDT en 2003. Elle pourrait inspirer la création de nouveaux droits dans le cadre de la concertation qui s’est ouverte. Et ainsi renforcer ce sentiment exprimé par plus de la moitié des répondants de plus de 40 ans : la retraite, « c’est enfin la vraie vie ».

dprimault@cfdt.fr 

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Création de l’UTI CFDT de l’Ouest Francilien

Félicitations à  élu Secrétaire Général de l’UTI de l’Ouest Francilien !

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[Vidéo] Rentrée sociale : Un agenda déjà bien rempli

Publié le 05/09/2018

Par Anne-Sophie Balle

Annoncées dès la mi-juillet par le président de la République, les rencontres bilatérales visant à échanger avec les partenaires sociaux sur l’agenda social des prochains mois se sont achevées le 4 septembre. Retour sur les grands dossiers de cette rentrée sociale.

Une rentrée sociale sur les chapeaux de roue. Depuis le 29 août, le Premier ministre accompagné de Muriel Pénicaud, ministre du Travail et d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé, recevait tour à tour l’ensemble des organisations syndicales et patronales. La CFDT, reçue le 4 septembre, a fermé le bal. Six semaines après le mini-sommet social organisé à l’Elysée autour du président de la République, ces rencontres bilatérales avaient pour dessein de « tracer les contours du programme de travail de l’année à venir en matière sociale, les grands axes des évolutions que le gouvernement envisage et la méthode pour y parvenir » selon les termes employés par le Premier ministre. Elles ont été pour la CFDT l’occasion de redire au gouvernement que « toute politique qui ne ferait pas sens donnerait le sentiment qu’on égraine des réformes sans intérêt ». Laurent Berger en appelant à « des politiques sociales beaucoup plus assumées et des politiques de solidarité plus fortes ». En ligne de mire du secrétaire général : les arbitrages budgétaires annoncés ces derniers jours dans la presse et, plus globalement, les économies envisagées sur les plus démunis et les plus éloignés de l’emploi. Celles-ci « donnent l’impression de s’attaquer aux plus fragiles ».

Une remise à plat du système qui fasse sens

Dans un contexte économique et social toujours dégradé, avec des signes d’amélioration qui tardent à se faire jour sur le front du chômage, les échanges ont donc naturellement porté sur les sujets brûlants de cette rentrée sociale. A commencer par l’assurance-chômage, pour laquelle le président de la République a souhaité une « remise à plat du système » en demandant début juillet aux partenaires sociaux de rouvrir une négociation sur le sujet. Encore faut-il pour cela que ceux-ci soient respectés dans leur capacité de négociation et d’innovation, souligne la CFDT. Aussi elle réfute d’emblée que le dossier soit abordé sous le seul prisme budgétaire. « La réponse au chômage ne peut pas, non plus, se réduire au versement d’un minima social par l’Etat ou d’une offre de formation pour solde de tout compte. Et ce n’est pas non plus en favorisant les heures supplémentaires, au détriment de ceux qui n’ont pas d’emploi ou en instaurant une dégressivité des allocations chômage qu’on résoudra le problème, a rappelé la CFDT. « En revanche, s’il s’agit de construire un système qui continue à être performant dans l’indemnisation et qui accompagne vers l’emploi durable, la CFDT assumera sa part de responsabilité comme elle l’a toujours fait dans le cadre du paritarisme », développait Laurent Berger à sa sortie de Matignon. Reste à savoir ce qui figurera dans la lettre de cadrage transmise par les pouvoirs publics dans les prochains jours.« Si la lettre de cadrage ne nous convient pas, nous ne ferons pas mine, poursuit le secrétaire général, se refusant à tirer les conclusions sur un document qui aujourd’hui n’existe pas ».

L’enjeu de la santé au travail

La question de la santé au travail a également été au cœur des échanges. Le rapport Lecocq-Dupuis-Forest remis le 28 août au gouvernement répond globalement aux attentes de la CFDT – en prônant une révolution du système de prévention des risques professionnels pour en améliorer la visibilité et l’efficience. Le Premier ministre devrait d’ailleurs annoncer prochainement l’ouverture d’une négociation sur le sujet, négociation que la CFDT souhaite élargir à la question de la qualité de vie au travail, « afin que les conditions de travail soient négociées beaucoup plus qu’aujourd’hui dans les entreprises comme dans les branches professionnelles ». En parallèle, le gouvernement souhaite que soit  abordée l’organisation du système d’indemnisation des arrêts maladie, jugé « coûteux, inéquitable et déresponsabilisant », selon les propres termes du Premier ministre. Or si les arrêts maladie ont augmenté, le recul de l’âge de la retraite et l’intensification du travail y sont pour beaucoup. L’enquête Parlons travail menée par la CFDT l’a démontré : 51 % des salariés disent avoir une charge de travail excessive et 45% éprouvent des douleurs physiques en raison de leur travail. « Le travail est générateur de difficultés pour la santé. Traitons la question par le biais de la qualité au travail et non dans une logique de sanction et de culpabilisation des travailleurs », appelle de ses vœux Laurent Berger.

Les autres réformes sociales

En marge de ces dossiers brûlants, la CFDT a souhaité interpeller le Premier ministre sur les rendez-vous des prochaines semaines qui suscitent autant d’interrogations que d’inquiétudes. A l’heure où débutent les discussions parlementaires sur le projet de loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) la CFDT s’inquiète des moyens restreints pour les administrateurs salariés prévus dans le projet de loi. Après l’occasion manquée de renforcer le dialogue social avec les ordonnances travail, dont le premier bilan d’évaluation confirme les inquiétudes, elle attend des « signes forts donnant aux représentants du personnel les moyens d’agir ».

Cette rentrée devrait aussi être marquée par la présentation mi-septembre du plan pauvreté, dont la CFDT attend beaucoup. Maintes fois annoncé puis reporté, celui-ci  pourrait inclure le versement social unique (qui permettrait aux allocataires de minima sociaux de percevoir le même jour plusieurs prestations) mais aussi renforcer l’accompagnement et de l’insertion des bénéficiaires, tout spécialement pour les allocataires du RSA. « Cela serait la marque d’une volonté de mener des politiques de solidarité. Mais pour cela il faut des mesures, des moyens, mais aussi un discours empathique et non culpabilisant », a réagi le secrétaire général.

Sans surprise enfin, la Fonction publique s’est également invitée dans le débat. Laurent Berger a notamment demandé que certaines revendications portées par la CFDT soient entendues dans les discussions et les négociations actuellement menées avec le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt, et notamment autour de la prise en charge par les employeurs publics de la complémentaire santé pour les agents publics. Le plan hôpital, qui devrait lui aussi être annoncé courant septembre, doit quant à lui contenir des mesures de ressources humaines et catégorielles. Car c’est un fait : « les agents se sentent mal aujourd’hui, et ils ont besoin d’être reconnus pour leur apport à la société. La CFDT se devait de le rappeler ici ».

aballe@cfdt.fr

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A lire dans Syndicalisme Hebdo (13 juillet 2018)

Retour sur notre Forum des droits sociaux au cœur de La Défense

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Après les ordonnances, agir dans les entreprises

Publié le 03/07/2018

L’an passé, la CFDT s’est opposée aux ordonnances réformant le Code du Travail, a fait reculer le gouvernement sur certains points et obtenu quelques avancées. Ces ordonnances modifient en profondeur les règles de représentation des salariés. Le temps est désormais à leur application dans les entreprises. C’est donc une nouvelle bataille qui s’ouvre pour les équipes syndicales : profiter des espaces de négociation qui existent pour trouver des leviers d’action en faveur des salariés. Les équipes auront besoin de l’appui de toute la CFDT. Solidaires fait le point sur l’aide proposée par la CFDT Île-de-France.

Si la loi Rebsamen de 2015 puis la loi El Khomri de 2016 avaient commencé à modifier les règles de la négociation collective, les ordonnances travail sont d’une ampleur inégalée en matière d’impact sur le dialogue social et les pratiques syndicales. Tout en renforçant, sur certains aspects (encadrement et régulation des contrats courts, complémentaire santé, égalité femmes/hommes…) le rôle des branches grâce à l’action de la CFDT, ces ordonnances renvoient d’abord à la négociation d’entreprise l’essentiel des règles de fonctionnement de la nouvelle instance, le Comité social et économique (CSE), et plus généralement du dialogue social. C’est donc un gros changement pour les équipes et le résultat dépendra de la nature et de la qualité du dialogue social dans les entreprises. Et donc d’abord de la capacité à négocier des employeurs.
agenda rencontres cse
On le sait, certains employeurs privilégieront les économies à court terme et tenteront de réduire le dialogue social à sa portion congrue.Des entreprises se sont déjà précipitées pour mettre en place le CSE à marche forcée. Pour Marinette Soler, secrétaire générale adjointe de la CFDT Île-de-France en charge de l’emploi, « là où le dialogue social existe, notamment dans les entreprises moyennes ou grandes, ces ordonnances devraient être moins problématiques que dans les entreprises de moins de 50 salariés qui sont plus durement percutées ».

Face à cette situation, la CFDT Île-de-France a fait le choix de venir en appui des équipes, en complément du soutien apporté par la confédération, leur fédération ou leur syndicat, afin qu’elles puissent construire une nouvelle stratégie syndicale qui leur permette de trouver des leviers d’action en faveur des salariés. Dès le mois de novembre 2017, l’Union régionale a proposé un dispositif d’appui aux équipes syndicales franciliennes : sensibilisation, formation et accompagnement en sont les maîtres mots.

Appropriation et accompagnement à la négociation
Sur les contenus, de nombreux outils existent, en particulier ceux construits par la confédération : argumentaires, modes d’emploi, web conférences… L’Union régionale a elle-même produit un document mettant en avant « 12 points de vigilance dans la mise en place du CSE ». Dans cette course contre la montre pour préparer les équipes, la CFDT Île-de-France et son institut de formation syndicale, l’IREFE, ont tout d’abord construit des temps d’appropriation. Des rencontres ont lieu, à l’Union régionale ou sur les territoires, parfois entre midi et deux. Elles abordent avec pragmatisme le contenu de chaque ordonnance : nouveau fonctionnement des IRP, licenciements, négociations de branche et d’entreprise, impact sur la comptabilité ou pour la transmission du patrimoine du CE vers le CSE. Le 3 octobre prochain, une rencontre spécifique, en soirée, à destination des équipes d’entreprises de moins de 50 salariés, est aussi programmée.

« Lors de ces rencontres, précise Hassan Mohamed, délégué régional en charge des questions d’emploi, nous insistons beaucoup sur l’importance de la négociation préalable à la mise en place du CSE. Nous abordons aussi avec les équipes les questions de méthode et les priorités à avoir en tête ». Petit à petit, les équipes s’approprient ces ordonnances, comme en témoigne Yann Frioux, délégué régional qui anime avec Hassan ces rencontres : « Les questions des militants tournaient surtout autour des moyens. Aujourd’hui, on nous interpelle davantage sur des points précis, sur le périmètre de mise en place ou encore sur l’accord de dialogue social, qui permet d’obtenir des avancées extra-légales avant la mise en place du CSE ». Un constat partagé par Annick Pradères (Union professionnelle santé sociaux Île-de-France), au sortir de la rencontre du 23 novembre : « Les militants sortent ragaillardis et plutôt rassurés car les ordonnances sont présentées de manière claire et l’accent est mis sur des éléments de pratique syndicale qui nous sont familiers ».

Pour animer ces réunions, l’Union régionale et l’IREFE s’appuient sur leurs réseaux de partenaires, avocats et cabinets d’expertise. Les rencontres sont donc le plus souvent co-animées avec les cabinets conseil Cekoya expertise, Ethix, Syndex, mais aussi avec les avocats du réseau AVEC. « Cette collaboration est très utile, souligne Marinette Soler, secrétaire générale adjointe. Les experts et avocats nous apportent leurs compétences techniques dans les domaines légaux ou comptables et nous complétons par des éléments de pratique syndicale ».

L’Union régionale intervient également, à la demande, dans les rencontres de ses équipes, pour y aborder tout ou partie des ordonnances réformant le Code du travail. La CFDT Île-de-France propose enfin un accompagnement des équipes aux négociations dans les entreprises sur la mise en place, les moyens et le fonctionnement du CSE, sur la négociation du protocole d’accord préélectoral ou encore sur la prise en charge de la santé au travail dans le cadre
d’une instance unique.

Se former pour agir
Pour la CFDT Île-de-France, l’un des enjeux majeurs est la formation des équipes qui seront amenées à négocier la mise en place du CSE, puis à siéger dans les instances. « Il est essentiel que les équipes négociatrices se forment pour construire une stratégie syndicale qui leur permette d’obtenir un maximum dans les négociations, explique Valérie Waligora, directrice de l’IREFE. Au début, la publication des ordonnances a fortement impacté l’activité de formation CE et CHSCT, certaines équipes se disant qu’il ne servait à rien de se former à des mandats qui allaient disparaître ! Nous avons dû insister sur le fait qu’il n’y a pas de réel changement dans les attributions des instances représentatives du personnel, mais un regroupement des prérogatives ».

L’IREFE a publié très tôt une note alertant les équipes syndicales sur le maintien du droit à la formation
(voir encadré ci-dessous). Aujourd’hui, le dispositif se met en place, avec de nouvelles formations prévues. Dans les formations CE, la journée animée par un cabinet d’expert est désormais orientée sur la négociation de la mise en place du CSE. À partir de 2019, le catalogue de formations de l’IREFE va être profondément revu et intégrera une nouvelle formation sur le CSE avec la programmation de nombreuses sessions qui permettront aux élus d’acquérir les nouvelles compétences nécessaires.

Toute la CFDT Île-de-France est donc en ordre de marche pour le flot de négociations qui devrait arriver en début d’année prochaine.
la formation syndicale un droit irefe cfdt

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Faites de la musique – 21 juin 2018

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Forum des droits sociaux – 26 juin 2018

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Prud’hommes : les nouvelles règles

Procédure de saisine plus complexe, délais raccourcis, indemnités plafonnées… Pour les salariés licenciés qui veulent porter leur affaire devant les prud’hommes, les conditions se sont durcies. Conséquence : un nombre de saisines en forte baisse.

Une procédure plus complexe

C’est peu dire que la justice prud’homale subit, depuis 2016, un vent de réformes tous azimuts : réforme de la procédure, bouleversement complet du mode de désignation des conseillers prud’hommes, etc. Pour les salariés en conflit avec leur employeur et souhaitant porter leur affaire devant les prud’hommes, les règles aussi ont changé.

Il faut le savoir : agir devant les prud’hommes est devenu plus difficile. Le mode de saisine surtout est devenu plus complexe : depuis le 1er août 2016, en effet, tout salarié qui souhaite saisir un conseil de prud’hommes ne peut plus simplement se rendre au greffe et présenter sa requête. Il lui faut préalablement remplir un formulaire Cerfa de sept pages (Cerfa no 15586*03), complexe à décrypter car écrit dans une langue juridique et administrative peu accessible au plus grand nombre.

Même aidé de la notice d’accompagnement, censée faciliter l’exercice, ce dernier reste ardu pour les non-initiés. À ce formulaire (qui doit notamment préciser l’objet du litige, un exposé des motifs ou les démarches déjà entreprises en vue de parvenir à une résolution amiable du litige) s’ajoute un certain nombre de pièces que le salarié doit fournir en appui de sa demande et qui seront versées au dossier et envoyées à la partie adverse. « Avant la réforme, tout ce travail d’analyse et de regroupement des pièces se faisait souvent après avoir effectué la saisine. Tout doit désormais se passer en amont », explique Laurent Loyer, chargé du dossier prud’hommes au service juridique de la Confédération. Sachant que les délais de saisine ont eux aussi été raccourcis (de deux ans, le délai pendant lequel vous pouvez agir est passé à un an), cela rend le temps pour agir encore plus contraint. D’autant plus que, comme le souligne Laurent Loyer, « lorsqu’on est licencié, le premier réflexe n’est pas forcément de penser à contester devant les prud’hommes ».

La complexité qui résulte des nouvelles règles de saisine impose, « encore plus qu’avant, la nécessité de se faire accompagner, et ce, dès que le salarié décide d’engager la procédure », ajoute le juriste. Appeler son syndicat ou se procurer la liste des défenseurs syndicaux disponible au greffe d’un conseil de prud’hommes figurent parmi les premières démarches conseillées aux salariés. Un conseil, toutefois, avant d’envisager une saisine : adressez un courrier à votre employeur, dès réception de votre lettre de licenciement, pour en faire préciser les motifs. « Il est très important de faire cette démarche car la réponse de l’employeur, qui doit être rendue dans les quinze jours, permet de bien fixer les limites du litige en ce qui concerne les motifs
de licenciements. En cas de saisine ultérieure, les termes du débat prud’homal seront mieux posés. 
»

Des indemnités plafonnées

Autre grande modification récente : la fixation d’un barème pour les indemnités prud’homales en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse… autrement dit pour des cas jugés abusifs. Il existait précédemment un barème indicatif. Il est devenu obligatoire, malgré les protestations de nombreux acteurs, dont la CFDT, pour qui cette méthode porte atteinte au principe de réparation intégrale des préjudices subis. Mais cette revendication de longue date du patronat a donc été actée dans l’ordonnance relative à la « prévisibilité et à la sécurisation des relations de travail », qui prévoit que le juge octroie au salarié une indemnité comprise entre un montant minimal (plancher) et un montant maximal (plafond) en fonction de l’ancienneté du salarié dans l’entreprise.

Deux ans d’ancienneté donneront droit à une indemnisation pouvant aller jusqu’à trois mois de salaire brut ; cinq ans d’ancienneté à une réparation pouvant aller jusqu’à six mois de salaire brut ; dix ans d’ancienneté, dix mois de salaire brut, etc., le maximum étant fixé à vingt mois de salaire brut pour des salariés ayant plus de trente ans d’ancienneté dans l’entreprise. Le critère de taille de l’entreprise n’a pas été retenu ; plus exactement, il a été retoqué par le Conseil constitutionnel, sauf pour fixer le plancher des indemnités : les montants minimaux d’indemnités sont moindres pour les salariés des très petites entreprises (de moins de onze salariés).
Ces barèmes s’appliquent pour des licenciements prononcés après le 24 septembre 2017 (le texte de l’ordonnance datant du 23 septembre).

Notez bien que les juges ne sont pas tenus à ces barèmes pour les cas de licenciement autres qu’abusifs : pour harcèlement moral ou sexuel, ceux pour discrimination ou atteintes aux libertés fondamentales (droit de grève, par exemple) ou pour manquement aux obligations de sécurité. Ils ne concernent pas non plus nullités de licenciement économique prononcées en raison de l’absence ou de l’annulation du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Dans ces cas, les prud’hommes restent libres de fixer le montant des indemnités.

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[Interview] “Il faut sortir de la logique bloc contre bloc”

Publié le 30/04/2018

Invité du Grand Rendez-vous Europe 1-Les Echos- Cnews le 29 avril 2018, Laurent Berger est revenu sur les grands sujets sociaux du moment, notamment la réforme de la SNCF et la grève chez Air France.

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Positionnement CFDT sur le projet de loi asile et immigration

Alors que l’Assemblée Nationale examine le projet de loi portant sur l’immigration et l’asile, la CFDT alerte sur ce qu’elle perçoit comme une dérive dangereuse de la politique migratoire française. Prisonnière d’impératifs essentiellement rhétoriques et médiatiques, celle-ci est de moins en moins en prise sur le réel et de plus en plus contraire aux valeurs fondamentales de la société française.

La CFDT, consciente des enjeux économiques et sociaux, souscrit à la nécessité d’une politique de l’immigration, mais elle attend du législateur qu’il lui fixe des objectifs réalistes, dignes, et cohérents. Le projet de loi ne s’inscrit malheureusement pas dans cette perspective. Pour ne pas avoir à affronter la peur et les préjugés, il esquive le débat rationnel sur la question migratoire qui seul, pourtant, permettrait de tenir à distance l’activisme des xénophobes. Et pour donner une impression d’équilibre, il joint quelques mesures positives en faveur des réfugiés à un ensemble de dispositions qui ne font que surenchérir dans une « fermeté » désormais incantatoire et irréaliste.

Au final, la CFDT estime que le projet de loi qui est présenté aux parlementaires induit une nouvelle fragilisation du droit des étrangers, et engage le service public comme ses agents dans une politique mécanique aussi impuissante qu’incohérente.

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