CFDT Hauts de Seine

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Châtenay-Malabry : la grève à la maison de retraite n’aura duré qu’une journée

Un jour de grève aura suffi à la CFDT de la maison de retraite Jean Rostand à Chatenay Malabry pour obtenir une grande partie de leurs revendications. Mouvement soutenu par le syndicat CFDT santé-sociaux de hauts de seine.
Bravo ! (Vincent Pigache, Secrétaire Général UD 92 CDFT)


Article du Parisien, du 17 juillet 2017

Les salariés, qui réclamaient de meilleures conditions de travail, ont fini par trouver un accord avec leur direction.

Tambours, trompettes, cris et chants… Les pensionnaires de la maison de retraite Jean-Rostand à Châtenay-Malabry n’ont pas manqué d’animation ce lundi. Comme annoncé, une vingtaine de salariés n’ont pas repris le travail à partir de 8 heures. « Nous sommes en grève illimitée », annonce Steeve Pelonde, délégué CFDT Santé-Sociaux. Les drapeaux orange, la couleur du syndicat à l’origine de la fronde, flottent devant l’entrée de l’établissement surveillée par deux agents de sécurité. « Nous sommes 20 grévistes sur 62 salariés », calcule Steeve Pelonde.

Tous dénoncent leurs conditions de travail. « Les personnes manquantes ne sont jamais remplacées », déplore une aide-soignante. « Cela oblige les employés présents à assurer plus de dix toilettes par jour, ajoute Steeve Pelonde. La prise en charge des résidents s’en ressent forcément. » La grogne trouve aussi ses origines dans la négociation annuelle obligatoire (NAO).

Pas de répercussions pour les résidents

« Nous sommes très peu considérés », se plaint un salarié, qui a revêtu son gilet orange CFDT. « Cette grève intervient alors même que les NAO engagées en mars sont encore en cours, et font l’objet de nombreux échanges entre la direction de l’établissement et les représentants du personnel (NDLR : réunions mensuelles, échanges par mail, téléphone…) », signale-t-on chez DomusVi.

« On a face à nous des interlocuteurs qui veulent diminuer nos primes en cas d’absence pour accident du travail, événements familiaux, maladie…, insiste Steeve Pelonde. Le dialogue social n’existe pas chez DomusVi ! » Les protagonistes ont cependant réussi à se parler en fin de journée. «La direction de l’établissement et le délégué syndical ont signé un protocole d’accord clôturant les NAO engagées, sur la base de la proposition initiale de l’entreprise, sans modification », précise-t-on chez DomusVi. Le responsable CFDT pointe de son côté des avancées en faveur du personnel. «Nous avons quand même obtenu cinq jours en cas d’enfant malade payés par l’employeur, déclare Steeve Pelonde. La prime annuelle s’élève à 1000 € et les congés annuels n’entrent plus dans les critères pouvant la diminuer.»

Les personnes âgées vivant dans le bâtiment moderne n’auront pas pâti du mouvement social, selon DomusVi. « L’organisation humaine et matérielle nécessaire a été mise en place afin d’assurer la continuité et la qualité du service au sein de la résidence, ainsi que la sécurité et le bien-être des résidents, qui restent nos priorités permanentes », assure-t-on chez DomusVi.

Jérôme Bernatas  leparisien.fr

 

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