Élections fonctions publiques : C’est parti pour le sprint final

La journée orange du 6 novembre marque l’entrée dans la dernière ligne droite de la campagne. À quelques semaines du vote, il s’agit de rencontrer le plus grand nombre d’agents et de les convaincre de voter et faire voter CFDT.

Orange sera la couleur du 6 novembre. Alors que les listes de candidats sont bouclées et validées depuis le 25 octobre, une nouvelle phase de la campagne est lancée. L’organisation, mobilisée à tous les niveaux – sections, fédérations, unions régionales… –, appelle les agents à voter et faire voter CFDT.

Le message auprès des militants est régulièrement passé : une progression de 20 000 voix permettrait à la CFDT de passer première organisation syndicale, privé et public confondus. « Ce qui est en jeu, c’est le type de syndicalisme qui sera majoritaire demain dans la fonction publique, a rappelé Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT-Fonctions publiques, lors du conseil national confédéral d’octobre. Les agents sont en attente d’un syndicalisme exigeant, en prise avec leur quotidien et leur travail, tel qu’il est porté par la CFDT. » Tous les militants qui ont participé à des tournées sur le lieu de travail des agents le confirment : la CFDT est bien accueillie, sa différence est appréciée.

Des listes ont pu être montées dans des établissements faisant figure de forteresses imprenables, à l’image des grands centres hospitaliers de Versailles et d’Argenteuil ou de collectivités territoriales telle la communauté urbaine de Marseille. Aussi faut-il garder le tempo de la campagne, à seulement quelques semaines du vote, le 6 décembre pour ceux qui votent à l’urne, et à partir du 29 novembre pour ceux qui choisissent le vote électronique.

Un second souffle

Le vote fonction publique, mode d’emploi

Le 6 novembre au plus tard, les listes électorales doivent être affichées sur le lieu de travail. Les agents ont jusqu’au 19 novembre pour faire une requête auprès de l’administration en cas d’erreur ou de non-inscription. Les modalités de vote, électronique, à l’urne ou par correspondance, peuvent différer selon les administrations et parfois selon l’instance à élire. La période de vote électronique doit débuter au plus tôt le 29 novembre et s’achever le 6 décembre. Les agents recevront auparavant leurs identifiants et codes d’accès afin de procéder à l’ouverture de leur espace de vote (attention à bien relever le courrier de toutes ses boîtes mail). « Mieux vaut ne pas s’y prendre au dernier moment, conseille Martial Crance, secrétaire national de la CFDT-Fonctions publiques. En cas de code ou d’identifiant égaré, une procédure permet de les récupérer. » Le 6 décembre, il conviendra d’être vigilant sur les heures de fermeture des bureaux de vote, virtuels ou non. Quant aux résultats, si le taux de participation officiel est communiqué dès le 7 décembre, les chiffres de représentativité nationale des organisations syndicales devraient, eux, être annoncés à partir du 10 décembre.

« Faire des listes, c’est difficile, et il faut reconnaître l’effort impressionnant produit par les équipes pour les constituer, lance Jocelyne Cabanal, secrétaire nationale. Soufflons un peu mais, derrière, il faut pouvoir repartir. C’est le signal donné par le 6 novembre. On repart et on y va à fond. L’idée est d’aller au contact, tout simplement, partout où nous le pouvons sur nos territoires, en fonction des besoins exprimés par les fédérations. Nous avons pensé par exemple aux établissements scolaires, aux restaurants administratifs, aux directions départementales interministérielles. » Le contact direct est une méthode imparable, poursuit-elle, évoquant les derniers éléments chiffrés sur le sujet. « Quand vous voulez faire changer les gens d’avis et les décider à voter pour vous, si vous procédez par campagne d’affichage, vous n’y arrivez pas, vous obtenez juste un gain de notoriété ; si vous communiquez par e-mail, vous arrivez à convaincre une personne sur 100 000, pareil si vous laissez des tracts à disposition. En revanche, quand on est capable d’aller serrer la main des gens, de parler avec eux, c’est une personne sur 14 que l’on parvient à convaincre ! »

Mais les militants ne sont pas tous à l’aise avec le contact direct, les uns y excellent quand d’autres redoutent l’exercice. « Cette journée orange a aussi pour vocation d’apprivoiser ce que peut être le contact direct afin de reproduire cette action autant que nécessaire jusqu’au 6 décembre », indique la secrétaire nationale, qui conseille d’élargir le cercle militant, de proposer aux adhérents et sympathisants de participer à ces actions.

À chaque situation ses outils

Pour les y aider, une palette complète d’outils est à leur disposition. Le dernier en date : une carte-pétition qui porte une revendication phare de la CFDT, la participation de l’employeur public à la mutuelle des agents, fonctionnaires ou contractuels. À cela s’ajoutent les « tracts à trous » à compléter avec des revendications locales, le livre L’Autre Trésor public, des mémos pour briefer les équipes qui se lancent dans une tournée des services. Des tracts thématiques permettent de nourrir les échanges avec les agents rencontrés et de répondre à leurs préoccupations : « Sortir les contractuels de l’oubli », « Pour une augmentation du pouvoir d’achat », « Agents publics : soyez acteurs de votre carrière ». Grâce aux coordonnées recueillies pendant les tournées, les militants suivront en temps réel les intentions de vote des agents, par des relances téléphoniques ou des campagnes SMS. « Nulle part il n’y a de génération spontanée de travailleurs qui viennent voter pour la CFDT !, résume Laurent Berger. Mais aucun de nous ne peut s’exonérer de sa responsabilité individuelle dans ces élections, aller voir les équipes, les soutenir, faire le job, y compris passer un certain nombre de coups de fil… Tous, collectivement, nous pouvons faire gagner la CFDT. »

mneltchaninoff@cfdt.fr 

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